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Publié : 7 mai 2010
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Chapitre 69 : La fin d’un monde merveilleux

Le trésor de Félénia en mains, Eiwel, Pélénia, Glaedr, et les deux magiciens s’aventurèrent de nouveau dans les contrées mythiques qu’Eiwel connaissait à présent si bien. Durant toutes ces aventures, il s’était aperçu qu’au fur et à mesure de son épopée, il se souvenait de moins en moins de son ancienne vie. Il était resté à Mythologia pendant des semaines, et semblait avoir oublié la Terre, sa famille, ses amis... tout.
En évoluant jusqu’au château, Eiwel s’efforçait de se rappeler ce qu’il faisait là. Devant le livre de Mythologia, il avait exprimé un souhait, et à la seule vue de Glaedr, il ne s’était plus soucié de sa vie d’adolescent terrien.
"C’est sans doute un rêve. pensait-il à regret. Ce n’est qu’une illusion. Si ça se trouve, dans un instant, je vais me réveiller, la tête sur le vieux bouquin ouvert, et j’entendrai Maman qui me demandera d’aller au lycée."
Cette idée lui mit le moral très bas. Cette aventure avait été tellement haletante, si passionnante, comme s’il était dans un de ses romans fantastiques favoris.
"Mais je vais me réveiller, c’est sûr pensa sombrement le jeune garçon. " Il était tellement absorbé par ses idées noires qu’il ne se rendit même pas compte qu’il était arrivé chez Félénia. L’aller paraissait nettement plus long que le retour, qui, pour Eiwel, semblait n’avoir duré que quelques secondes. Le château de Félénia a été entièrement restauré en raison des dégâts causés par Iki-Turso. La Grande Confrérie des Mages terminait de s’affairer sur les finitions du palais. Félénia les accueillit à bras ouverts.
« Bravo à tous ! Vous avez été valeureux ! A présent, Mythologia connaîtra le bonheur absolu. »
 
Une grande fête s’organisa. Les meilleurs plats de toute la planète avaient été préparés en l’honneur d’Eiwel et de ses amis. Certains mets lui étaient inconnus, mais il y goûta avec grand plaisir. A la fin du festin, Félénia fit un discours devant toutes les créatures magiques qui étaient présentes : cyclopes, minotaures, fées, centaures, farfadets, géants, sorcières, et toutes sortes de guerriers courageux qui avaient participé à la guerre finale.
« Je vous remercie toutes et tous d’être venus si nombreux. Vous avez tous été les plus braves, et nous avons triomphé des créatures des Ténèbres. Et je voudrais m’adresser en particulier à certains d’entre vous. D’abord, le mage Tristan, et son apprenti Gabriel ! »
Les dénommés se levèrent embarrassés par tant d’honneurs.
« Puis le Rock Glaedr ! L’aigle géant déploya ses ailes et courba la nuque devant Félénia. *
_ Ma nièce, Pélénia ! La jeune fée se leva et regarda les créatures de Mythologia, un peu gênée. Sans se soucier des regards des autres, Félénia prit sa nièce dans ses bras, et seul Eiwel l’entendit murmurer :
_ Ta mère serait fière de toi...
Elle releva la tête, et annonça à la population :
_ Et enfin, le jeune homme de l’autre monde, EIWEL !
Il y eut un tonnerre d’applaudissements. Eiwel, les joues rouges, déclara :
_ Merci, mais c’est grâce à Mytilo que je suis ici. Car sans lui, je n’aurais pas eu le livre. De nouvelles acclamations retentirent, pour Mytilo, cette fois. Pour Pélénia, c’était le plus beau jour de sa vie. Elle voleta vers Eiwel, et mis ses mains derrière la nuque du garçon.
_ Tu as été merveilleux. dit-elle.
Emue, elle se rapprochait inexorablement d’Eiwel. Celui-ci s’aperçut soudain que sa vision se troublait. Il voyait Pélénia, mais floutée. La vue d’Eiwel s’assombrissait rapidement. Il ne voyait presque plus sa bien-aimée. Puis tout devint noir...